Carrière

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Carrière 2017-03-27T13:42:00+00:00

À son retour au pays après ses études, Vigdís a travaillé comme responsable des relations publiques au Théâtre National (1954-1957 et 1961-1964) et rédactrice en chef des programmes des représentations.

Tourisme

Vigdís a travaillé de nombreux étés au Bureau de Tourisme de l’État. Elle a été l’initiatrice de ce que l’on a appelé par la suite le tourisme culturel, en organisant des voyages sur les lieux historiques et sur le terrain des sagas. Elle a rassemblé de la documentation sur le pays et ses habitants en collaboration avec Magnús Magnússon (1929-2007), écrivain et personnalité de la télévision, très apprécié des auditeurs de la BBC. Le travail de Vigdís consistait également à faire connaître le pays et à accueillir les écrivains, journalistes et cinéastes étrangers venus chercher matière à articles, livres et films sur l’Islande.

Vigdís a eu l’initiative en 1960 de mettre sur pied un stage de formation des guides sous l’égide du Bureau de Tourisme de l’État, à l’époque où Þorleifur Þórðarson en était le directeur. Les stages se sont déroulés à l’Université d’Islande, tout d’abord dans le bâtiment principal, puis à Árnagarður. Outre Vigdís, le spécialiste d’histoire de l’art Björn Th. Björnsson et l’historien Björn Þorsteinsson figuraient, entre autres, parmi les instructeurs. Vigdís a été nommée membre d’honneur de la Société des Guides et en détient le certificat professionnel n°1.

Enseignement du français

Vigdís a enseigné le français au Lycée de Reykjavík de 1962 à 1967 et au Lycée de Hamrahlíð de 1967 à 1972. Elle a enseigné également la littérature française du théâtre à l’Université d’Islande. Au cours de sa présidence de l’Alliance française, la bibliothèque de l’institution devint le siège de diverses manifestations, telles que la mise en scène de courts épisodes tirés de pièces de Marivaux, Beaumarchais et Musset avec des étudiants de français de l’Université d’Islande. Nombreux sont ceux qui se souviennent de son enseignement du français à la télévision en 1971-1972 car il s’agissait des premières émissions d’enseignement d’une langue étrangère à la télévision islandaise. Vigdís a dit que ce sont ces séquences télévisuelles ainsi que les années passées à la direction du théâtre qui ont le plus contribué à la faire connaître de ses concitoyens. L’enseignement du français reposait sur des sketches pédagogiques interprétés par des acteurs de la Comédie Française. L’assistant de Vigdís était Gérard Vautey.

Vigdís a toujours été très attachée à la langue et à la culture françaises, qu’elle a voulu promouvoir autant que possible. Elle a été membre de l’Alliance française en Islande dès 1955 et en a été la présidente de 1975 à 1976. Elle est aujourd’hui membre d’honneur. Lorsque l’association a célébré son centenaire en 2011, Jean-Claude Jacq, secrétaire général de l’Alliance française à Paris et sommité de la fondation à l’échelon mondial, a remis à Vigdis la médaille d’honneur de l’Alliance française.

En faveur du théâtre

Vigdís s‘est également employée à un autre programme de la Radio-Télévision nationale en se chargeant de la présentation de l‘art dramatique dans l‘émission télévisée Vaka pendant deux années. Elle a été parmi les fondateurs du groupe théâtral Gríma, première troupe d‘avant-garde en Islande. Grima opérait dans la salle de Tjarnarbíó où ont été montées des pièces d‘auteurs contemporains tels que Sartre, Ionesco, Max Frisch et Jean Genet. Pour ces représentations, Vigdís a notamment traduit en islandais Huis Clos de Sartre et Les Bonnes de Jean Genet. Dix ans plus tard, elle était la directrice de la Compagnie Théâtrale de Reykjavík qui disposait de la salle d‘Iðnó. À cette époque Vigdís traduisit notamment La Puce à l‘oreille de Georges Feydeau qui connut les feux de la rampe pendant trois ans (1972-1975). Vigdís a rempli les fonctions de directrice du théâtre Iðnó pendant huit ans, jusqu‘à son élection à la magistrature suprême.

En ces années-là, la scène théâtrale islandaise connaissait une grande vitalité et l‘accent était mis sur la représentation de pièces de nouveaux auteurs islandais. Au cours des années de Vigdís à la tête de la Compagnie Théâtrale de Reykjavík, l‘ambition du personnel se manifesta par le lancement d‘un nouveau bâtiment destiné à abriter les activités de la Compagnie et Vigdís ne demeura pas en reste dans ce projet. Grâce à l‘effort collectif de nombreux partenaires, la construction d‘un nouvel établissement fut entreprise. Il porte aujourd‘hui le nom de Théâtre de la Ville.

Au début de son deuxième mandat présidentiel en 1984, Mme Vigdís déclara que nul ne pouvait vraiment se rendre compte de ce qu‘était le travail du Président et qu‘on ne pouvait l‘apprendre à l‘école. Le Président devait agir en harmonie avec la nation et faire vibrer des cordes à chaque fois. Selon elle, son travail au théâtre s‘était avéré une bonne école pour la fonction de Président.

Sur le terrain des Pays Nordiques

Dans ses travaux, Mme Vigdís a eu des relations étroites avec les Pays nordiques, fermement convaincue de la nécessité d‘entretenir l‘amitié qui règne entre les «peuples cousins». Elle a rempli une foule de missions de confiance dans le cadre des pays nordiques et encouragé leur collaboration entre eux comme à l‘extérieur. En tant que directrice de théâtre, elle avait siégé au comité consultatif de la Commission Ministérielle des Pays Nordiques pour les affaires culturelles (RKK) et en avait assumé la présidence (1978-1980) jusqu‘à son élection à la magistrature suprème en Islande.